Et brode aux boutons d'or de fines collerettes.
La mouche d'eau sous l'oeil paisible des rainettes.
Patine en zizags fous aux moites des étangs.
Narguant d'un air frileux le souffle des autans.
Le liseron s'enroule étoilé de clochettes.
Au volets peints en vert les blanches maisonettes.
L'air caresse chargé de parfum excitants.
Hélas, j'attends toujours l'heure sereine,
Ou pour la grande nuit dans un coffre de chêne,
Le destin ce farceur voudra bien m'emballer.
Jules Laforgue


